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VOUILLER Nolwen

Doctorante en anthropologie (EHESS-ULiège) et étudiante en népali (Inalco)
Anthropologue (UCLouvain)
Psychomotricienne diplômée d’État (Médecine Sorbonne Université)

Contact : nolwen.vouiller@ehess.fr

Mots-clés : Népal, Parc National de Bardiya, Karnali, ethnographie multi-espèces, invisibles

Directrices de thèse : Marie Lecomte-Tilouine (EHESS, CNRS, LAS) et Véronique Servais (ULiège, LASC).

Recherche actuelle :

La thèse de Nolwen Vouiller se base sur une première recherche anthropologique de trois mois menée dans le sud-ouest du Népal en 2019, auprès d’une trentaine d’interlocuteurs d’ethnies, de castes et de provenances variées (Tharu, Brahmane, Chhetri, Intouchable, touristes, résidents étrangers) fréquentant la zone de Hattisar, à la lisière du Parc National de Bardiya. De par ses presque 1 000km2 de prairies herbeuses, de forêts et de rivières (le réseau de la Karnali), ce Parc abrite de précieuses espèces désormais protégées – mais toujours en danger – et qui peuvent se montrer dangereuses : rhinocéros unicorne, éléphant asiatique, léopard commun, tigre du Bengale, crocodile gharial et autres.

A la lisière de cette forêt, dans un espace organisé appelé́ "Buffer zone", un ensemble de villageois (fermiers, guides, cornacs, enfants, militaires…) vivent en compagnie d’animaux dits domestiques (buffles, chèvres, cochons, poules, chiens, éléphants…). Malgré́ les dispositions prises par le gouvernement pour séparer la forêt et ses animaux des villageois (contrôles, barrières, sensibilisation…), les rencontres – parfois meurtrières – appelées Human Wildlife Conflict (HWC), s’intensifient.

Il apparaît que la rivière nommée "Khauraha" (segment de la Karnali), joue le rôle de médiatrice entre humains, animaux sauvages et domestiques et même invisibles. Dans toute son ambivalence, à la fois dangereuse (pollution, inondations, courant, crocodiles) et nécessaire (ressource), elle fait office de frontière naturelle qui relie et sépare les individus. En un lieu précis, elle représente l’occasion d’étudier à la fois des habitudes et des adaptations, des représentations et des croyances, des manières de vivre des frontières et des territoires (coexistence), et finalement l’importance vitale qu’elle revêt en elle-même au niveau de la subsistance.
 
 
Terrains : Sud-ouest du Népal, Teraï

Communications principales :
17/12/2020 : "Vers un protocole sémiochimique pour les HWC de Bardia (Népal) ?", Institut de Recherche en Sémiochimie et Ethologie Appliquée (IRSEA, France).
13/01/2021 : "Etude des interactions entre humains et non-humains auprès de la rivière Khauraha, dans la banbhoj sthal de la Bufferzone du Parc National de Bardia (Népal)", Centre d’études himalayennes (CEH, Paris).
18/01/2021 : "Entre non-humains et villageois, la rivière Khauraha (Népal)", association Rés-EAUx (Paris Nanterre).
24-26/02/2021 : "En quoi ethnographier l’emplacement d’une rivière peut-il faire réfléchir sur les intrications de territoires humains et non-humains ? Le cas de la Khauraha du Parc National de Bardia (Népal)", Doctorales de l’Association de Science Régionale de Langue Française (ASRDLF, Poitiers, France)
20/05/2021 : "Partir dans l’extrême ouest du Népal en temps de pandémie : un premier terrain de thèse, entre doutes et détermination", Atelier des Doctorants du LAS (ADDDL, Paris, France).
03/06/2021 : "En quoi ethnographier le bras d’une rivière peut-il faire réfléchir sur les crises spatiales entre humains et animaux ? Le cas de la Khauraha du Parc National de Bardia (Népal)", Journée d’études Doctorales Crises et Espaces du laboratoire Territoires, Villes, Environnement & Société de l’Université de Lille et de l’Université du Littoral Côte d’Opâle (TVES, Villeneuve d’Ascq, France).

Publications :
Vouiller N., (2021), "La rivière ‘Khauraha’, médiatrice entre non-humains et villageois (Népal)" dans Carnets de terrain, Rés-EAUx,
Vouiller N., (accepté et en cours de modification), "Being a naturalist guide in Bardiya (Nepal) : A profession in the in-between" in Studies in Nepali History and Society (SINHAS), Kathmandu, Népal.

Autres affiliations :
Membre du Bureau du Rés-EAUx de Paris-Nanterre, qui réunit des chercheurs en sciences sociales sur les questions de l’eau

Laboratoire d’Anthropologie Sociale (LAS, Paris), membre des équipes "Anthropologie de la vie" et "Relations hommes/animaux : questions contemporaines"

Laboratoire d’Anthropologie Sociale et Culturelle (LASC, Paris), participation à l’axe "Anthropologie de la nature et des animaux

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